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Aux
XIV et XV siècles, Marolles est considéré
comme un village de colonisation
dirigé par l'abbaye Ste Croix d'Orléans.
La
première mention de Marolles en tant que paroisse n'apparait
qu'en 1556, lors de la rédaction des coutumes du bailliage
d' Etampes.
.REVOLUTION
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En 1784, un grand incendie ravage
le village et 59 indigents sont alors recensés dans
l'Etat des aumônes. Quatre ans plus tard, le 13 juillet
1788, Marolles figure parmi les villages sinistrés
par l'orage de grêle qui ruine les récoltes
de la région et dont le curé de Boissy se
fait l'écho. Des mauvaises récoltes sont également
signalées à La Forêt Ste Croix, en
particulier dans les blés noirs.
Au printemps 1789, les revendications paysannes notées
dans des cahiers de doléances -types- portent sur
l'égalité fiscale et la suppression des redevances
seigneuriales. Marolles est alors une annexe de Fontaine
la Rivière, toujours rattachée au Chapitre
Ste Croix, mais le pourcentage des terres dépendantes
du Clergé n' est plus que de 4,6% ( 27 hectares sur
un total de 599 ). La ferme champarteresse
de Mesnil Girault est demantelée lors de la vente
des biens nationaux, à partir de 1790. Le nombre
des Laboureurs augmente, mais "de
nombreux paysans n'ont toujours rien" comme le rappelle
un rapport officiel.
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.EPOQUE
CONTEMPORAINE
Marolles
devient officiellement Marolles en Beauce en 1883, sous la IIIème
République, régime qui encourage la modernisation
des campagnes.
Comme dans toutes les régions rurales, la population masculine
du village est profondément meurtrie par la Ière
Guerre mondiale ; le monument aux morts érigé devant
l'église nous le rappelle régulièrement (10
tués).
Le début du XX siècle transforme la vie des villageois,
avec l'électrification et l'adduction d'eau. La mécanisation
vide les écuries, modifie les rythmes de vie et le calendrier
des travaux agricoles.
En 1940, l'occupation allemande pousse les Marollais (sauf 2)
sur les routes de l'Exode, en direction de la Loire. Un soldat
est tué au combat, mais le village ne connait ni exactions,
ni faits d'armes particuliers pendant la durée du conflit.
Comme dans d'autres régions, les habitants vivent au rythme
des réquisitions, des privations de liberté et avec
la peur, jusqu'à l'arrivée des troupes américaines
en août 1944.
Les fermes d'architecture beauceronne restent, aujourd'hui encore,
fermées derrière leurs murs protecteurs. Le village
étiré au long de la départementale 145 vit
toujours d'une agriculture peu diversifiée, mais productive,
dans un paysage de labours, de champs ouverts qui ne décourage
pas l'installation de populations nouvelles, non agricoles.
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